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Le Petit Cas CECCA #5 : Interdiction de filmer

Tous les 15 jours, CECCA vous conte le Petit Cas CECCA, une histoire juridique pas comme les autres. Découvrez le Petit Cas CECCA #5 !

S’il vous prend l’envie de filmer vos collègues à leur insu, sachez que vous vous exposez à une lourde sanction. En septembre 2012, un technicien de maintenance affecté par son entreprise à la maison d’arrêt de Luynes, a été licencié pour faute grave. Quelques mois plus tôt, trois de ses collègues avaient en effet découvert qu’il avait installé une caméra dans les ateliers de maintenance de l’établissement pénitentiaire sans avertir qui que ce soit. 

De plus, la caméra était cachée entre deux dossiers et connectée à un enregistreur numérique, permettant au technicien de surveiller à tout moment les faits et gestes des autres employés à leur insu. Même si son licenciement apparaît comme une évidence, le salarié en question l’a contesté, arguant qu’il ne faisait que tester le matériel après l’avoir réparé. Il nie également avoir voulu à tout prix le dissimuler, ce qui contredit les témoignages de ses collègues. 

Selon lui, son licenciement est abusif puisque cela fait neuf ans qu’il travaille pour cette entreprise sans avoir fait le moindre faux pas. Les justifications du technicien ne suffisent pourtant pas à convaincre le juge. Celui-ci confirme que l’installation de cette caméra constitue bien une faute grave puisque le salarié n’a reçu aucune autorisation de la part de sa hiérarchie et qu’il filmait ses collègues à leur insu. La décision de l’employeur a donc été validée.


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